Pourquoi, comment ?

Préambule: le référentiel de la CNAF et les missions d’un centre social

Les 2 grandes missions des centres sociaux sont définies par la circulaire de la Caisse Nationale de l’Allocation Familiale (CNAF) du 20 juin 2012:

  • un lieu de proximité à vocation globale, familiale et intergénérationnelle, qui accueille toute la population en veillant à la mixité sociale,
  • un lieu d’animation de la vie sociale permettant aux habitants d’exprimer, de concevoir et de réaliser leurs projets.

En complément à ces missions générales les centres sociaux ont 5 objectifs à réaliser au quotidien:

  • organiser une fonction d’accueil et d’écoute des habitants – usagers, des familles et des groupes informels ou des associations,
  • assurer une attention particulière aux familles et aux publics fragilisés, et le cas échéant leur proposer un accompagnement adapté,
  • développer des actions d’intervention sociale adaptées aux besoins de la population et du territoire en assurant un accompagnement avec les partenaires opérationnels,
  • mettre en œuvre une organisation et/ou un plan d’actions visant à développer la participation et la prise de responsabilités par les usagers et les bénévoles,
  • organiser la concertation et la coordination avec les professionnels et les acteurs impliqués dans les problématiques sociales du territoire et/ou sur leurs axes d’intervention prioritaires.

La construction de la démarche

2014 est la date de renouvellement du projet social de l’ASELQO Madeleine. L’équipe lance une réflexion dès septembre 2013 qui va consister à mettre en place une démarche participative à tous les échelons du projet social. On propose à plusieurs partenaires et habitants de participer à un groupe de travail pour construire pendant 6 mois la démarche, à hauteur d’une rencontre hebdomadaire de 2 heures, hors vacances scolaires. On l’appellera: « Comité Opérationnel« . Plusieurs points de vigilance sont pointés du doigt en équipe avant de débuter:

Effort de vulgarisation du futur projet (dans sa forme et dans l’écriture),
Avoir une démarche ludique, simple, appropriable par tous (priorité à l’animation),
Caractère modulable du curseur de la participation (présente à tous les échelons du projet social, elle n’aura pas la même importance à chaque étape de sa réalisation). Pour autant le mot d’ordre sera: on part d’une page blanche et tout est à construire avec le Comité Opérationnel,
Aspect politique du diagnostic (2014= élections municipales. La démarche ne doit pas devenir un levier de contestation des habitants).

Une démarche d’équipe

Nous découpons notre action en 4 étapes: l’évaluation (du projet qui se termine); le diagnostic (photographie du quartier); la restitution (de l’évaluation et du diagnostic); l’écriture du nouveau projet.

Pour chaque étape, nous nous posons 2 questions:

Puis nous définissions deux grands groupes de personnes qui vont nous aider à construire la démarche:

Le « quoi » et le « comment » de l’évaluation ?

QUOI

  • Evaluation des objectifs principaux de l’ancien projet à travers le ressenti de nos actions de nos usagers + partenaires,
  • Evaluation des plans d’actions de l’ancien projet sur le plan quantitatif, par l’équipe.

COMMENT
Lors d’un temps fort d’animation où usagers et partenaires s’expriment à travers une animation ludique. Temps accompagné des données chiffrées de l’équipe.

ROLE DU COMITE OPERATIONNEL

  • Regrouper et reformuler les objectifs du précédent projet pour qu’ils soient accessibles à tous,
  • Trouver des idées d’animation pour l’organisation du temps fort,
  • Animer ce temps fort avec l’équipe.

Le « quoi » et le « comment » du diagnostic ?

QUOI

  • Données  chiffrées, statistiques, … récoltées et exploitées par l’équipe,
  • Nous demanderons aux usagers, partenaires et habitants de partager à la fois:
  1. Leurs regards sur le centre social : quelles en sont les missions ? leurs avis sur les activités, sur l’équipe et leurs souhaits ?
  2. Leurs regards sur le quartier : leur connaissance, leur ressenti du quartier.

COMMENT
A définir: il pourra prendre plusieurs formes différentes, sur des temps différents.

ROLE DU COMITE OPERATIONNEL
Le comité sera principalement sollicité lors de cette phase pour proposer des formes d’actions à mettre en place, pour définir le « comment ». Le comité sera invité également à animer ces différents temps avec l’équipe.

Le « quoi » et le « comment » de la restitution ?

QUOI
La restitution portera sur l’évaluation et le diagnostic. Chacune des deux phases précédentes étant elles-mêmes divisée en deux ; une partie réalisée par l’équipe et une partie participative. Il s’agira donc lors de cette restitution de mettre en valeur l’évaluation et le diagnostic participatifs, sans occulter l’évaluation et le diagnostic réalisés par l’équipe.

COMMENT
La restitution se fera sur un seul moment fort regroupant usagers, partenaires et habitants. Tous les aspects de ce temps restent à définir.

ROLE DU COMITE OPERATIONNEL

  • Aider à définir la forme du temps d’animation de la restitution concernant l’évaluation et le diagnostic participatifs,
  • (Aider l’équipe à synthétiser les données chiffrées de l’évaluation et du diagnostic ?),
  • Animer la restitution avec l’équipe,
  • Aider à l’écriture des axes du projet.

Le « quoi » et le « comment » de l’écriture du nouveau projet ?

QUOI

  • A partir des axes définis à l’issue de la restitution, avec le comité opérationnel,
  • Définition des futurs objectifs et des plans d’actions, en équipe.

COMMENT
Ecriture définitive du projet, par le Responsable, à partir de 5 exigences:

A partir de tous ces éléments, l’idée de rendre le projet social sous la forme d’un blog pointe le bout de son nez afin de le rendre accessible à tous !

Le comité de pilotage

Il est composé: du responsable du centre, du responsable du centre de loisirs, de l’animatrice accueil, du directeur de l’ASELQO et de l’élue de quartier.

Le comité opérationnel

Il est composé de:

  • 3 permanents du centre social ASELQO Madeleine (Responsable du centre, responsable du centre de loisirs, de l’animatrice accueil),
  • 1 représentant de la Maison du Département dans le cadre des interventions des assistantes sociales et du service de la PMI sur le centre (Conseil Général du Loiret),
  • 3 représentants du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) d’Orléans dans le cadre des interventions sociales sur le centre,
  • 1 représentant du Relais Orléanais (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales; Ville d’Orléans; Conseil Régional; Conseil Général; Groupement Régional de Santé Publique), restaurant & accompagnement social du quartier et accueil de jour,
  • 1 représentant de l’association des Papillons Blancs (ADAPEI 45) dans le cadre du foyer appartement du quartier pour adultes handicapés,
  • 1 représentant de l’association Lieu d’Ecoute et d’Accompagnement (LEA) dans le cadre de suivi de personnes en difficultés psychologiques sur le quartier. Association qui dispose d’une parcelle sur le Jardin Partagé d’Emmanuel,
  • 1 représentant de l’association Phosphène dans le cadre d’ateliers artistiques sur le centre,
  • 3 habitants du quartier, dont 2 bénévoles sur le centre.

Échéancier

Lire la suite sur la mise en place des étapes de la démarche:

L’évaluation participative
Le diagnostic participatif
La restitution participative

Commentaires des membres du comité opérationnel:

13 commentaires

  • Guy (Habitant)

    Ca me plait bien de participer à ce groupe. Petit déjeuner sympa.

  • Catherine (Association Phosphène)

    J’avais du mal au début à bien comprendre ce que vous attendiez de moi. Maintenant c’est très clair.

  • Séverine (CCAS)

    Ca m’a beaucoup plu de participer. Bonne méthodologie de projet. On mesure tout le travail de l’équipe en coulisse.

  • Florence (Relais Orléanais)

    Difficile de suivre. Ca va vite. Travail intéressant.

  • Olivier (Relais Orléanais)

    Intéressant d’être consulté en tant que partenaire du quartier. J’attends des passerelles, des perspectives pour la suite. On a un autre regard des autres membres partenaires qui font parti du comité opérationnel.

  • Zachia (CCAS)

    Très positif. Le postulat de départ avec une vraie dynamique participative dans la construction de la démarche est bien respecté. Pas évident d’avoir le même langage en raison de nos cultures différentes. C’est la preuve que l’on peut se rencontrer sous un autre cadre de fonctionnement. C’est assez récréatif dans l’ensemble. On a tenu compte des gardes fous: la notion d’accessibilité pour tous a été respectée. On a pas été trop ambitieux. En tout cas on s’est approprié la démarche.

  • Nelia (Conseil Général)

    Participation intéressante. Libre parole entre les personnes du comité. On est là pour échanger sans restriction.

  • Moussa (Relais Orléanais)

    1ère expérience sur ce type de projet: très intéressant. Crainte au départ de ne valider que des décisions déjà actées par votre équipe. Mais je suis rassuré dans la mesure où chacun a pu apporter, dès la 2ème rencontre. La démarche de groupe participatif est bien respectée.

  • Justine (ASELQO)

    Dommage que notre collègue ne puisse pas assister à toute la démarche en raison du mercredi, jour du centre de loisirs. C’est intéressant de se côtoyer autrement en tout cas. Belle application du Développement Social Local (DSL). Bon partenariat de territoire.

  • Karen (CCAS)

    J’ai beaucoup apprécié de participer à la démarche. J’avais au départ des questionnements sur les attentes du centre social au sujet du rôle joué par les partenaires pour prendre part au projet. Or le positif c’est que chacun a pu et su trouver sa place. Une bonne dynamique de groupe s’est au fil des rencontres instaurée ainsi que des échanges constructifs, en respectant les points de vue et regards de chacun. La rencontre de ces points de vue (des professionnels et des habitants) est singulière. C’est ce qui a fait que le projet est devenu vivant et enrichissant. La participation des habitants c’est un vrai défi.

  • Jacques (Habitant)

    Je n’ai pas l’habitude de ce type de réunion. La méthodologie est bien menée. Vous avez réussi à poser les bonnes questions dont nous n’avions pas les réponses avant. Bonne mutualisation des compétences de tous pour en faire bénéficier le plus grand nombre. Bon apport dans les synthèses qui ont été faites (Les Comptes rendus et les reformulations à chaque début des temps de travail).

  • Abdenabi (ASELQO)

    On assiste à une évolution dans la posture des partenaires et dans la posture de l’équipe. Ca aide à libérer la parole. On sent une confiance qui s’est installée. Ce qui offre une certaine liberté qui permet à tout le monde de s’exprimer. Cela permet de mieux se connaitre entre partenaires. C’est une démarche qui laisse la porte ouverte à d’autres dynamiques collectives.

  • Robert (habitant)

    Crainte au départ d’être inutile et de ne pas savoir où aller et comment. Vous nous avez rassuré. On comprend la démarche et en tout cas on vous fait confiance pour aller jusqu’au bout.